Le Sénégal est un pays à très grande majorité musulmane. Depuis des générations, l’instruction coranique existe donc dans ce pays. Les enfants à qui le Coran est enseigné sont appelés talibés, ils ont généralement entre 3 et 15 ans. Les talibés sont instruits par des marabouts (éducateurs) qui leur enseignent le Coran et les règles de civisme et de bonnes conduites. Les écoles coraniques sont appelées daaras. Les familles rurales sont très pauvres au Sénégal, et beaucoup de parents n’hésitent pas longtemps à laisser partir leurs garçons à qui l’on promet une bonne éducation.
Ces villageois sont bien souvent eux-mêmes illettrés, et n’ayant pas la télévision ils ne savent pas ce que subissent leurs enfants quand ils partent.
Depuis plusieurs années de faux marabouts vont chercher des enfants dans les villages les plus reculés du Sénégal, ou dans les pays limitrophes. Ces talibés sont contraints de mendier leur nourriture et de ramener chaque jour de l’argent à leur maître. S’ils ne le font pas, ils sont battus violemment et privés du peu de nourriture qu’ils ont glané.
Pour atteindre ces objectifs, nous devons construire un centre d’hébergement, une école, un terrain de sport, et un centre de formation à Darou-Salam. Les bâtiments seront construits aux normes HQE (haute qualité environnementale), l’énergie solaire sera privilégiée, l’électricité et l’eau courante n’étant pas encore parvenue au village.
Serigne Sidi Mokhtar Mbacke en est le marabout. Il milite depuis longtemps contre le trafic d’enfants et s’insurge contre la mendicité et le manque

d’éducation des petits talibés emmenés de force loin de chez eux. Il a mis à la disposition du projet, un terrain de 5 hectares qui sera consacré pour partie aux bâtiments, pour une autre à la mise en place d’un verger, d’un potager et d’un élevage d’animaux de ferme. L’élevage et la plantation du verger ont déjà commencés.
La population locale nous soutient dans cette démarche, et se porte volontaire pour nous aider à construire et à faire vivre bénévolement « le daara de l’espoir »
Le maire de Darou-Salam, a mobilisé ses concitoyens afin qu’ils accueillent bénévolement les talibés le week-end. Ceci va permettre l’intégration des enfants à la communauté, et qu’ils retrouvent la chaleur perdue d’un foyer familial.
« Le daara de l’espoir » engagera pour son fonctionnement des mamans du village pour l’entretien des bâtiments et pour faire à manger aux enfants. Elles seront rémunérées avec les produits frais de la ferme.
En en parlant autour de vous, en vous préinscrivant par mail pour parrainer un enfant, ou en faisant un don pour « le daara de l’espoir »
Anne Perrod, Coordinatrice du projet