Paris, le 15 août 2004
Orphelins Du Monde : une petite association au service d'un monde plus solidaire
En janvier 2004, trois volontaires -Nadège, Perrine et Sophie- sont parties en Roumanie avec l'association Orphelins Du Monde afin d'y effectuer une mission d'un an auprès de jeunes enfants. Elles travaillent alternativement dans un orphelinat et avec une association roumaine, la Fondation Papadia, basée à Iasi. Aux côtés de cette fondation, nos bénévoles mènent une action exemplaire dans le cadre d'un projet baptisé Hecuba.
Le projet Hecuba, qui vise à la réhabilitation professionnelle des jeunes mères seules, est une première en Roumanie. Ce projet municipal à vocation sociale a été soutenu et financé par 6 pays : la Roumanie, l'Allemagne, la France, la Suède, les Etats-Unis et l'Afrique du Sud.
S'il porte ses fruits, il sera appliqué dans le reste du pays. Pour les volontaires d'Orphelins Du Monde, participer à ce programme s'imposait comme une évidence. Certes, le projet concerne en premier lieu les mères mais il met en lumière une évidence : en permettant aux mères de se réinsérer dans la société, c'est aussi l'avenir des enfants qu'on améliore. Il ne faut pas oublier que la précarité des familles est souvent la cause principale de l'abandon d'enfant en Roumanie.
Durant les 20 années de dictature de Ceaucescu, l'abandon d'enfants s'était généralisé, conséquence d'une politique nataliste que les familles pouvaient rarement assumer. Après 1989, ce système a perduré. Aujourd'hui, près de 150 000 enfants roumains sont placés en institutions. La situation peine à évoluer ; c'est pourquoi un projet tel qu'Hecuba est réellement novateur.
Dans le cadre de ce programme, un atelier de confection a été mis en place à Iasi afin de proposer aux jeunes mères l'apprentissage d'un métier. Parallèlement, une crèche a été créée pour accueillir les enfants, âgés de 10 mois à 3 ans
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En partenariat avec la Fondation Papadia, les volontaires d'Orphelins Du Monde oeuvrent sur ces deux plans. Nadège, formatrice de profession, accompagnent les mères dans leur réinsertion professionnelle. Ces jeunes femmes ignorent souvent tout du monde du travail et l'atelier de confection ne représente pour elles qu'une première étape. C'est pourquoi Nadège leur apporte une méthodologie et des conseils pour leur faire connaître la vie active et les aider dans leur recherche de travail.
De leur côté, Sophie et Perrine, psychomotriciennes de formation, travaillent avec les enfants de la crèche. Certains des petits présentent des retards de développement intellectuel et moteur, les jeunes mères seules ne sachant pas toujours comment s'occuper d'eux. Grâce à une évaluation des enfants, nos volontaires ont identifié les troubles que pouvait connaître chacun d'entre eux. Elles ont ensuite mis en place des activités ludiques, éducatives, et stimulantes visant à palier ces retards.
Après 6 mois de mission, les volontaires peuvent déjà voir les résultats positifs de leur travail. Outre la satisfaction de participer à un projet innovant, Nadège, Perrine et Sophie ont la chance de pouvoir suivre au jour au jour les progrès réalisés les jeunes mères et leurs petits.
Même si elles sont conscientes qu'il reste beaucoup à faire, elles continuent à se battre pour un monde plus solidaire !